Bois du vin, cueille la rose et pense. Variations d’Omar Khayyam sur le Carpe Diem horatien

Bois du vin, cueille la rose et pense. Variations d’Omar Khayyam sur le Carpe Diem horatien. Christine Kossaifi.
Bulletin de l’Association Guillaume Budé 1 (2001) 2, pp. 171–194.

Summary

L’ivresse de vivre qui habite O. Khayyam jusque dans la certitude de sa finitude est le reflet oriental du sourire tranquille d’Horace, avide de « cueillir le jour » dans sa richesse comme dans sa tristesse. Tous deux voient dans la jaillissement même de la vie la manifestation du divin et les paroles qu’A. Maalouf prêtre à O. Khayyam dans Samarcande auraient pu être celles d’Horace : « je contemple une rosé, je compte les étoiles, je m’émerveille devant la beauté de la création, de la perfection de son agencement, de l’homme, la plus belle œuvre du Créateur, de son cerveau assoiffé de connaissance, de son cœur assoiffé d’amour, de ses sens, tous ses sens, éveillés ou comblés » (p. 22). Des siècles plus tard, le jeune poète Ali Abdolrezaï, qui vit dans la Perse moderne, l’Iran tourmenté par l’intégrisme, dit : « c’est la vie qui écrit mes poèmes ». C’est la même vie, impérieuse, séduisante et éphémère, qui irrigue les Odes d’Horace et qui chante dans les Rubayat d’Omar Khayyam.

‘Omar Khayyám et les activités mathématiques en Pays d’Islam aux XIe-XIIe siècles

‘Omar Khayyám et les activités mathématiques en Pays d’Islam aux XIe-XIIe siècles. A. Djebbar.
Farhang 12 (2000) nr. 29-32, p. 1-31.

Summary

Si l’on exclut, à chaque époque, quelques rares spécialistes bien au fait des contributions scientifiques de ‘Omar Khayyam (ou al-Khayyami), la célébrité de ce dernier repose, depuis le Xlie siècle, sur une partie des activités qu’il a réellement exercées durant sa longue vie, comme la Poésie, la Philosophie et, dans moindre mesure, l’Astronomie. Elle repose aussi sur des activités, des initiatives et des comportements qui lui ont été attribués mais qui, jusqu’á aujourd’hui, n’ont pu être confirmés par des témoignages concordants. Dans le même temps, la plupart des personnes qui ont entendu parler de lui ignore presque tout sur le contenu de ses activités scientifiques et sur ses contributions dans les différents domaines dans lesquels il a eu à exercer son talent, c’est á dire en Calcul, en Algèbre, en Géométrie, en Astronomie et en Statique, comme nous Ie rélèlent les écrits qui nous sont parvenus ou les témoignages sur des écrits perdus.

Les quatrains irréligieux d’Omar Khayyâm

Les quatrains irréligieux d’Omar Khayyâm. G. Lazard.
In: Au carrefour des religions: mélanges offerts à Philippe Gignoux. Bures-sur-Yvette, Groupe pour l’Étude de la Civilisation, 1995. p. 177-182.

The Persian poems of Omar Khayyam give interesting information on the religious views of this famous scientist. An investigation of the quatrains preserved by the most reliable sources points to Khayyam most likely being an atheist. This hypothesis explains why his poetry is ignored by the oldest writers who mention his name: it was produced for a small circle of close friends and, out of cautiousness, was not made known outside of it for some time.

Omar Khayyâm en breton

Omar Khayyâm en breton. J.L. Backès.
Revue de littérature comparée 99 (1992) nr. 4 (Oct./Déc.), 419-437.

A la fin du volume de ses Poèmes publié en 1967, Roparz Hemon propose à son lecteur soixante-dix-sept quatrains réunis sous le titre général “Diwar Omar C’hayyam”, ce qui s’entend: “D’après Omar Khayyâm”. Honnêtement, le poète ajoute entre parenthèses: “hervez E. FitzGerald”, ce qui signifie: “selon FitzGerald”.

Un récit nommé Khayyám …

Un récit nommé Khayyám. La rivalité Gazáli-Khayyám selon al-Bayhaqi et la première notice biographique concernant le Maître de Nishápúr. J. Lambert; A.-F. de Prémare.
Arabica, 34 (1987), pp. 197–220

Záhír al-Din ‘Ali al-Bayhaqî, dans son ouvrage Tatimmat siwán al-hikma, présente, entre autres, une notice sur la vie et la mort de ‘Umar Khayyám qu’il a connu en 507/1113-4.

Poesie et traduction: Premiers jalons methodologiques …

Poesie et traduction: Premiers jalons methodologiques – Exemplification sur un quatrain d’ Omar Khayyam. Y. Gentilhomme.
Poetics, 10 (1974), PP. 131-146

Il s’agit en l’occurrence d’un poème du poète et mathématicien persan des Xle-XIIe s., Omar Khayyám, traduit en français par un orientaliste contemporain, Franz Toussaint.